COMMUNIQUE DE KARIM YOUNES, SUITE A LA SECONDE CENSURE DONT IL A FAIT L’OBJET A ORAN, APRES CELLE DE CONSTANTINE

Paru sur le quotidien Le Soir d’Algérie du 10.05.2018 , 

Après la censure dont a été frappée la séance de vente-dédicace de mes ouvrages à El Khroub le 16 avril 2018, voici que les forces du mal récidivent à Oran. Initialement prévue le 12 mai au forum d’El Djoumhouria, la séance de présentation suivie de dédicaces a été annulée. Prévue ensuite à la librairie Ben Badis de la même ville, alors que les préparatifs allaient bon train, j’apprends que là aussi, il est fait injonction au libraire d’annuler la rencontre de présentation d’ouvrages, au demeurant, largement distribués aux quatre coins du pays et qui ont pour thème «La lutte pour l’indépendance nationale».
D’une sanction que je pensais isolée à Constantine, ne voilà-t-il pas qu’elle se renouvelle à l’autre bout de notre pays commun, le mien aussi, normalement, pour lequel nombre de ses enfants ont consenti le sacrifice suprême afin qu’il recouvre la liberté.
Pourtant des séances de vente-dédicace ont eu lieu à Alger, à Tizi-Ouzou, à la maison de jeunes de Tazmalt sans qu’on ait à déplorer le moindre incident.
Que faut-il en conclure ?
Que ce fut là, l’œuvre d’un Conseil des ministres réuni en urgence pour débattre de l’écriture de l’histoire de notre passé antique, médiéval ou contemporain par un passionné de l’histoire ?
Bien sûr que non.
Force est de se rabattre sur quelque janissaire de la République, piètre acteur d’une pièce qu’on ne lui a pas demandé d’écrire mais qu’il joue en mimant grossièrement une pratique qu’on pensait révolue : la censure nazie de triste renommée.
Alger le 9 mai 2018

Soyez le premier à commenter

Poster un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*