3. LA CHUTE DE GRENADE OU LA NOUVELLE GÉOGRAPHIE DU MONDE.

Hier comme aujourd’hui, c’est l’Histoire que l’on convoque pour interpréter les faits actuels. On la manipule aussi, on l’instrumentalise à rebours de ce qu’elle nous apprend quand on est résolu à chercher ou à approcher sa vérité… C’est pour cette raison qu’à l’époque contemporaine et probablement pour de longues périodes encore, nous sommes mis en demeure de travailler à une saine vulgarisation des épisodes les plus décisifs de notre passé, indépendamment de nos professions et convictions.

Mon intrusion dans le passé est motivée par une passion citoyenne que je souhaite faire partager à mes compatriotes : entendre et comprendre collectivement ce qui nous fédère pour mieux bâtir ensemble ce qui nous engage demain.

Autre précision. J’ai choisi de traiter de la période allant du début du VIIIe siècle à la fin du XVe parce qu’elle a été peu, partiellement voire partialement présentée au public. La grandeur de Tarik comme l’indolence ou l’incurie de Boabdil font partie de notre expérience vécue. Occulter l’une en sanctifiant l’autre ne sert pas la vérité que nous devons à nos enfants et qu’à leur tour ils doivent aux générations qui les suivront.

L’histoire est une suite événements sans fin. Elle est le témoin de la vie des nations, de leurs grandeurs mais aussi des faiblesses qui précèdent leurs disparitions. On ne peut changer le cours du passé mais l’avenir de l’humanité appartient à tous ceux qui savent tirer les enseignements et fonder de nouveaux rapports à l’histoire que nous écrivons. 

Karim Younes

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